Portrait sensible #6 Barbara Schauffler

Nouveau portrait sensible ! Je vous propose de partir à la rencontre de Barbara, que vous connaissez peut-être via son compte instagram @Barbamonde, qu'elle alimente régulièrement depuis 2019.


Plongez dans le monde de Barbara, c'est plonger dans un univers de candeur, de fraicheur, de douceur et de simplicité...Car Barbara suit son coeur et ses rêves...Le monde s'ouvre à elle et elle sait s'en saisir. Jeune femme en devenir, elle trace un parcours singulier qu'elle m'a laissé emprunter le temps de cet échange.


Ce portrait sensible m'a replongé, dix ans en arrière, alors que j'étais moi-même étudiante en Art... L'Art...ce vaste sujet que nous avons abordé, avec humilité, le temps d'une jolie promenade épistolaire : L'art pour s'exprimer, se questionner, l'art pour être soi et se découvrir...L'art pour aider, l'art pour se remémorer, l'art pour évoluer, s'imprégner, partager...

Belle découverte et merci encore,Barbara, pour tes mots :)


Son insta : @barbamonde


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Hello Barbara, Pour commencer, peux-tu nous parler un peu de toi pour que nous apprenions à mieux te connaître ?

Bonjour, je suis Barbara Schauffler, j’ai 21 ans et j’habite dans les Yvelines. J’ai trouvé mon épanouissement dans la création depuis maintenant quelques années et aujourd’hui je prends plaisir à créer au quotidien.



Tu es diplômée d'un Diplôme National des Métiers d'Arts et du design, spécialisé dans l'Objet-livre et la création éditoriale...Peux-tu nous en dire un peu plus ?

En effet je suis diplômée depuis juillet après trois belles années à l’école Estienne, à Paris.

C’est une formation en trois ans très riche et pluridisciplinaire qui permet d’envisager le livre sous toutes ses facettes et de pouvoir ensuite adopter une posture de designer éditorial. J’ai ainsi eu des cours en atelier pour apprendre la gravure, la reliure, la dorure, la lithographie, la sérigraphie, la typographie au plomb. Et en parallèle, j’avais également des enseignements plus théoriques sur l’histoire de l’art, la typographie, le design éditorial, l’histoire du livre, du papier... En dernière année j’ai dû soutenir un projet et écrire un petit mémoire. J'ai choisi d’orienter ma recherche sur la dimension mémorielle du livre et de l’écrit et les liens transgénérationnels. J’ai intitulé ma recherche « Envisager le livre comme un monument de papier » puis j’ai conçu « Que sera l’avenir ? », un livre dans lequel j’ai repris le carnet de route de mon aïeul, écrit durant la Première Guerre mondiale.




Tu te formes aujourd'hui à l'art-thérapie. Peux-tu nous expliquer un peu plus en détails de quoi il s'agit et comment tu en es venue à te diriger vers cette discipline ?

Aujourd’hui, j’ai fait le choix de poursuivre mes études et je suis à présent en première année de Master Création Artistique Arts thérapies à l’Université Descartes. L’art-thérapie est une pratique de soin dans laquelle on utilise la création et le processus artistique à des fins thérapeutiques. Il s’agit d’accompagner le patient dans l’expression de sa souffrance, de ses questionnements et de ses troubles au travers des médiums artistiques. Je suis dès lors en pleine apprentissage de tout ce qui à attrait à la psychopathologie, à l’instauration d’un cadre et à la posture du thérapeute. C’est vraiment passionnant !



L'art n'est donc pas réservé aux seuls artistes n'est-ce pas ?

Évidemment, l’être humain étant par essence créatif je pense que l’art est pour tout le monde. Chacun a énormément à apprendre sur lui-même et sur le monde en créant. On a tendance à penser que l’art est quelque chose d’inné (le « talent ») ou bien que c’est quelque chose de très académique qui nécessiterait des années d’apprentissage avant d’arriver à un résultat satisfaisant. Or, je pense qu’il y a mille et une façons de faire de l’art et qu’aucun enseignement extérieur n’est nécessaire pour trouver son soi créatif.



L'expression artistique et la créativité ont-t-elles un pouvoir de guérison ?

Guérison est un mot fort et ce serait me tromper que de répondre que l’art peut tout guérir. Créer est évidemment une forme d’élan de vie, un acte libérateur qui permet a beaucoup de personnes de sentir mieux dans leur quotidien mais ça ne s’apparente pas à une thérapie. D’ailleurs on pense souvent que l’art-thérapie est une forme de développement personnel et que l'on peut se soigner soi-même en créant, mais s’il s’agit d’une pratique personnelle individuelle on ne peut parler d’art-thérapie car celle-ci passe nécessairement par un thérapeute.



Tu dessines également beaucoup...

Le dessin est une activité que j’affectionne énormément. Je pratique depuis des années le dessin spontané par la ligne. J’aime ce moment où je laisse mon stylo parcourir la page et faire émerger des formes sans me poser de question. Je me sens un peu comme en apesanteur et ça me permet de faire le vide dans mon esprit. Il y a beaucoup de figures récurrentes dans mon travail : les visages humains, les soleils et les fleurs.




Tu possèdes de nombreux carnets...Peux-tu nous parler de ton rapport à cet objet ?

Les carnets occupent une place importante dans mon quotidien. J’en tiens plusieurs en même temps et ils me permettent de garder une trace de ce que je vis, de mes idées et expérimentations. C’est ensuite agréable de pouvoir les feuilleter pour revoir des instants, faire renaître des souvenirs et constater des progrès, des changements ou au contraire des échos avec le présent.



Peux-tu nous parler de l'un d'eux en particulier ?

Celui que j’affectionne le plus c’est celui que j’ai toujours avec moi et que j’ai nommé « interlude ». C’est justement dans celui-ci que je pratique le plus le dessin spontané au stylo plume et encre noire. J’y consigne mon quotidien, des interrogations, des réflexions et des dessins presque au jour le jour. C’est un véritable compagnon du quotidien.



Quels conseils pourrais-tu donner aux personnes souhaitant commencer un carnet ?

Pendant des années j’étais incapable d’utiliser mes carnets car je pensais que j’allais les gâcher. Finalement j’ai appris à désacraliser la page et le carnet et à vraiment me les approprier. J’ai maintenant mon petit rituel de toujours faire un soleil sur la première page pour me mettre en confiance et après je me lance ! J’ai mis de côté le crayon de papier, la gomme et les réflexions qui durent des heures. Je pense qu’il faut accepter être dans l’instant et non dans la perfection. D’expérience mes plus belles créations résultent d’une impulsion spontanée alors il faut se faire confiance.



Si En Corymbe pouvait créer le carnet idéal pour toi, à quoi ressemblerait-il ?

Le carnet idéal serait un carnet qui n’est pas trop lourd, qui ne prend pas trop de place et qui soit assez résistant pour être amené partout. Les pages seraient blanches pour que je ne me sente pas contrainte par un quelconque motif. La couverture serait comme une invitation à prendre ce moment de création pour moi, ce petit « interlude » dans mon quotidien.


Retrouvez Barbara sur : Son insta : @barbamonde

Pour trouver un carnet, cliquez ici

MERCI pour votre lecture et à bientôt pour un nouveau portrait sensible !

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